Rapport et recherches sur les derniers évènements autour de la vape

De quoi parle-t-on exactement ?

 

24 septembre 2019

 

Rappel des évènements antérieurs

 

La vape vit une période charnière en ce milieu d’année 2019, en raison notamment de la désinformation observée dans les médias. De nombreux pays ont déjà vu une interdiction complète de la détention/vente/importation de fournitures/accessoires dans la vape. Nous pouvons citer la Jordanie (2009), l’Uruguay (2009), Brunéi (2010), les Emirats Arabes Unis (2010), Singapour (2010), l’Argentine (2011), Oman (2012), le Brésil (2014),  Le Cambodge (2014), le Quatar (2014), l’Egypte (2015), l’Indonésie (2015), la Malaisie (réglementation, 2015), le Liban (2016), le Mexique, Panama, les Philippines, Taïwan, la Thaïlande, la Turquie, le Venezuela, le Vietnam, l’Inde (2019), et quelques villes aux Etats-unis comme San Francisco ou encore Beverly hills. 

 

Si vous êtes également intéressés par les actualités, il est impossible que vous ayez échappés aux multiples articles traitant du dernier rapport édifiant de l’OMS datant du 26 juillet 2019 : “Les cigarettes électroniques sont incontestablement nocives”, “Les SEANs ne sont pas sans risque et doivent être régulés. 4 pages d’un rapport violent qui ont été reprises approximativement par les médias, dénonçant: 

  • La nocivité de la cigarette électronique ;

  • Une hausse de l’utilisation des dispositifs de délivrance de nicotine chez les jeunes ;

  • Un marketing souvent trop tourné sur les jeunes, les incitant à vaper.  

Cependant, ce que les médias ne disent pas:

  • Le rapport souligne également l’efficacité des SEANs dans la lutte contre le tabagisme ;

  • Ce compte-rendu ne concerne absolument pas le marché Français de la vape dans lequel toute forme de publicité est formellement interdite (surtout auprès des jeunes) et où toute vente de fournitures contenant de la nicotine est déjà régulée et interdite pour les mineurs depuis ses débuts. 

 

Pour appuyer ces propos, plusieurs spécialistes du milieu ont pris position sur les divers médias comme :

  • Le Professeur Bertrand DAUTZENBERG, ancien pneumologue et tabacologue, qui affirme que les informations du communiqué “ne comporte pas de nouveauté”, et que les vaporisateurs “aide à arrêter de fumer” selon son constat réalisé durant ses consultations  (sur une interview France Info). Il ajoute également que le rapport de l’OMS stipule clairement que la cigarette électronique est moins nocive que la cigarette traditionnelle, mais que les médias ne l’ont jamais souligné nulle part ;

  • Le professeur Gérard DUBOIS (président d’honneur d’Alliance contre le tabac) parle même “d’une erreur de communication invraisemblable” (interview pour RMC). Quand bien même la cigarette électronique “n’est pas bonne pour la santé”, il rappelle qu’elle est destinée aux “fumeurs en danger.

 

A cela s’ajoute récemment la déclaration du président Américain Donald J. TRUMP encourageant à interdire officiellement les arômes dans la vape sur l’ensemble du territoire, suite aux 6 décès déplorés aux Etat-Unis après avoir utilisé des cigarettes électroniques (pays comptabilisant 6 morts jusqu’à présent rappelons-le, et un mort au Canada). Pourtant, quelques jours après, le président Américain est revenu sur ses paroles: “While I like the Vaping alternative to Cigarettes, we need to make sure this alternative is SAFE for ALL! Let’s get counterfeits off the market, and keep young children from Vaping!” (Figure 1). Cependant, il était trop tard, le mal était fait pour le marché de la “vape”…

Figure 1 : Tweet posté par Donald J. TRUMP le 14 septembre 2019 au sujet de la vape

 

Mais qu’en est-il vraiment ? Soyons transparents sur le sujet et arrêtons la désinformation constatée dans les médias avec les raccourcis aguicheurs “La vape tue... vaper vous détruits les poumons, etc.” 

 

Quelle est la raison exacte des décès ?

Nous pouvons constater dans un premier temps que les seuls décès constatés ont été observés sur le sol américain ; pays dont la réglementation sur les produits de la vape ne restreint pas l’utilisation/quantités de certains composés (THC, huiles, etc.) . Pour cause, selon les rapports scientifiques tels que la revue préliminaire du New England Journal of Medecine [LAYDEN, 2019]. L’équipe du docteur LAYDEN et al. a mené des investigations sur les patients atteints de maladies pulmonaires dans l’Illinois et le Wisconsin 90 jours après avoir utilisé des produits connexes dans un dispositif de vaporisation. Cette étude met en exergue 53 cas (moyenne d’âge de 19 ans) atteint à 98% de symptômes respiratoires. 100% des patients présentaient des infiltrations bilatérales à l’imagerie thoracique (94 % des patients ont été hospitalisés, 32 % ont subi une intubation et une ventilation mécanique. Un décès a été signalé).

 

Résultat de l’étude : Au total, 84 % des patients ont déclaré avoir utilisé des produits à base de tétrahydrocannabinol (THC) dans des cigarettes électroniques. Les autres patients ont déclaré n’utiliser seulement que des e-liquides nicotinés. Or, ces derniers pouvaient être réticents à déclarer leur consommation de “drogues illicites”. Les auteurs ajoutent également que “les huiles et cires à base de THC peuvent être largement achetées, bien qu'elles soient illégales dans la majorité des États, dont l'Illinois et le Wisconsin, et que le contenu de ces produits soit largement inconnu et non réglementé”.

 

Bien qu'une grande variété de produits et de dispositifs aient été signalés, les données de surveillance syndromique de l'Illinois ont montré que le taux mensuel moyen de visites liées aux maladies respiratoires graves a doublé en juin/août 2019 par rapport aux mêmes mois en 2018.

 

Ces observations sont appuyées par le professeur DAUTZENBERG qui confirme la recrudescence de l’utilisation de e-liquides associés avec des huiles de cannabis. En combinaison à une cigarette électronique, cela est très dangereux car des dépôts se glissent jusqu’aux alvéoles pulmonaires et les endommagent gravement (Pneumopathie lipoïde). Selon le professeur, cette polémique peut être illustrée de la façon suivante : “c’est comme si les gens mettaient du kérosène dans leur voiture et qu’on interdisait les voitures sous prétexte que quand on met du kérosène dedans elles explosent”, ce qui est absurde. Le professeur Gérard DUBOIS a également rappelé que c’est un produit destiné “aux fumeurs en danger”, et que si le risque d’un vaporisateur personnel peut être comparé à celui d’un “pistolet à bouchon”, celui du tabagisme correspond à “un canon de la marine” (intervention du professeur Gérard DUBOIS dans l’émission de BOURDIN sur RMC / 2019). 

 

Plusieurs raisons ont conduit à ce bouleversement : Il n’y a aucune réglementation des produits pour cigarette électronique aux Etats-Unis et encore moins de régulation de la vente de produits du tabac à des mineurs, ce qui a permis à de nombreux adolescents de se procurer les dispositifs et liquides de contrebande (dont les compositions sont approximatives et issues du marché noir).

Et en France ? 

 

En tout premier lieu, aucun cas de décès liés à la vape n’a été enregistré dans l’Hexagone. Cela est dû à la réactivité de la France dans le domaine. En effet, la France a été pionnière dans la normalisation de l’activité (AFNOR). De ce fait, en France et contrairement aux Etat-Unis, il est simple de se procurer un dispositif et son liquide associé (excepté pour les mineurs où le contrôle est constant) car il y a 35 000 produits enregistrés à l’ANSES et dont la recette est parfaitement connue

Nous pouvons ajouter également l’intervention récente du directeur général de l’ANSES sur FranceInfo le 23 septembre 2019 ; Roger GENET,  qui se veut des plus rassurants sur le sujet du vapotage. Selon lui, “Clairement en France, pour les produits qui sont autorisés, il n'y a pas de problème sanitaire”, et la cigarette électronique reste bien moins risquée pour la santé que le tabagisme traditionnel. En effet, Mr GENET ajout qu’en France, la compositionn’a rien à voir avec ceux commercialisés dans d’autres parties du monde”.

 

De plus, les produits nicotinés ont obligation d’être analysés et déclarés auprès de l’INRS et doivent également répondre à la notification TPD (un délai de 6 mois est nécessaire avant une mise sur le marché). Ces contrôles associés à des fiches de données sécurité, assurent une démarche de qualité et de traçabilité optimale auprès du client.

L’ensemble de ces protocoles de sécurité associés à une activité de normalisation soutenue dans le domaine permet de légiférer l’activité sur le territoire avec beaucoup de professionnalisme.

 

De façon très claire, en vous procurant du matériel et des liquides pour e-cigarette dans des shops/boutiques spécialisées en France, vous êtes assurés de la qualité des liquides. Ces derniers ne peuvent contenir de THC ou encore acétate de vitamine E (et autres) qui sont des composés strictement interdits et donc ne peuvent être mis sur le marché.

 

Focus sur l'utilisation des cigarettes électroniques chez les plus jeunes

 

Là encore, de nombreuses rumeurs médiatiques circuleraient sur une hausse de l’effet passerelle de la cigarette électronique vers la cigarette traditionnelle chez les jeunes américains. D’ailleurs, pour réguler l’accès des e-liquides chez les jeunes, le gouvernement fédéral, dans son dernier communiqué via l’intervention de Donald J. TRUMP le 11 septembre 2019 souhaite interdire l’utilisation des arômes dans les cigarettes électroniques. Ces derniers auraient pour but d’attirer les adolescents vers la consommation de produits nicotinés. De bonne ou de mauvaise foi, ces informations sont tout bonnement erronées d’après les résultats d’études très sérieuses réalisées au cours des dernières années. Parmis ces recherches, nous pouvons noter le rapport technique du Professeur Martin JUNEAU (Cardiologue et Directeur de la prévention, Institut de Cardiologie de Montréal) pour illustrer la baisse du tabagisme chez les juvéniles, un pic de tabagisme a été atteint en 1997 (37% des jeunes fumaient de façon occasionnelle et 25% des jeunes fumaient quotidiennement) et a ensuite considérablement chuté en 2018 (respectivement à 7,8% et 2% pour les fumeurs occasionnels et quotidiens) (Figure 2) [JUNEAU, 2019].






Figure 2 : Illustration du déclin accéléré du tabagisme chez les jeunes américains depuis 2010 [JUNEAU, 2019]

 

Depuis que la cigarette électronique existe et d’après ces indicateurs, il est démontré qu’il n’y a aucune croissance du tabagisme chez les jeunes aux Etat-Unis contrairement aux informations colportées par les médias. En effet, l’indicateur le plus pertinent de l’effet passerelle de la cigarette électronique vers la cigarette traditionnelle est l’observation des courbes du tabagisme dans cette proportion de la population. 

 

La qualité des produits au sein des laboratoires français

 

Plus spécifiquement, le laboratoire Lips France met un point d’honneur à l'exécution parfaite de ses conceptions aromatiques. Chacun des liquides formulés dans nos locaux sont soumis à une batterie d’analyses (matières premières, liquide final et émissions) à l’aide de technologies de pointe (GC-MS et HPLC-PDA) par notre laboratoire. Ces confections sont ensuite déclarées sur une plateforme européenne, auprès de l’INRS et répondent précisément à la norme TPD (Figure 3). Cette qualité se traduit notamment par l’obtention de la certification AFNOR Origine France Garantie.



Figure 3 : Démarche d’analyses labostark

 

En parallèle, le laboratoire Lips France est pleinement engagé dans le comité de normalisation des activités de la vape AFNOR, afin d’apporter les nouvelles connaissances/études disponibles dans le secteur et ainsi toujours garantir la qualité et la sécurité des produits labellisés sur le territoire (ou qui sont développés dans le cadre du respect des normes AFNOR).

 

En conclusion, la cigarette électronique est le meilleur moyen d’arrêter le tabac traditionnel et réduit les risques induit par ces pratiques. Afin de vaper dans des conditions de sécurité absolues, assurez-vous d’acheter des e-liquides français dans des shops/boutiques spécialisées dans l’hexagone. Enfin, refusez catégoriquement l’utilisation de produits non-référencés/illicites et issus du marché noir. Tous les composés solubilisés sous forme d’huile ne sont pas conçus pour être vaper et sont considérés comme impropres à la consommation. Ce sont ces substances qui décrédibilisent entièrement le secteur de la vape et empêche de sauver des fumeurs.

 

Communiqué rédigé par labostark, en collaboration avec le Laboratoire Lips France.

 

A propos de labostark

Fondé en 2016, labostark est un laboratoire indépendant spécialisé dans les analyses chimiques. L’un des axes d’études du laboratoire s'inscrit dans la formulation à façon de solutions aromatiques et analyses physico-chimiques associées. Fort d’un équipement de pointe et d’un savoir-faire indéniable dans ce domaine technique, labostark réalise des analyses d’arômes, e-liquides, et émissions issues de ces derniers. Ces investigations sont pilotées par deux docteurs en chimie et aromaticiens afin de confectionner des saveurs inédites, tout en respectant scrupuleusement les normes qualités établis par l’AFNOR. De plus, le laboratoire participe largement à l'élaboration des normes dans la profession, en raison de son implication dans les comités de normalisation et essais inter-laboratoires.

Labostark accompagne ses clients dans les démarches et exigences déclaratives (notification TPD, fiche FDS et déclaration auprès de l’INRS) pour une mise sur le marché conforme et efficace  des réalisations.

A propos du Laboratoire Lips France

Le Laboratoire Lips France est un fabricant de solutions haut de gamme pour le marché de la vape. Depuis 2013, nous développons et confectionnons nos produits en France, au sein de notre laboratoire Nantais. Parfumeur depuis vingt ans, Cédric Merino Riocher, fondateur de la société, a mis son savoir-faire au service de nos réalisations. Lips France s'engage à fournir à ses clients des produits d’excellence grâce à des e-liquides Made in France et du matériel de première qualité.

 

Lips France, c’est Le French Liquide, KoddoPod, Supervape et Salt E-Vapor.

 

 

 
(1) Système Électronique d’Administration de Nicotine
(2)  WHO Report on the Global Tobacco Epidemic, ISBN 978-92-4-151620-4, 2019
(3) https://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/cigarette-electronique/professeur-bertrand-dautzenberg-jai-la-certitude-que-la-cigarette-electronique-aide-a-larret-du-tabac_3556539.html?fbclid=IwAR3V2jbS2Qn3f8AFnVonQssNiPg9I-QbsXkl9Yd0go0cZUI41xHW6YyRMGI
(4) https://rmc.bfmtv.com/emission/e-cigarette-dire-que-c-est-dangereux-est-une-erreur-de-communication-invraisemblable-1739143.html?fbclid=IwAR0Db7kwiyTK04nXS4wGVO_OWPZNorAuVkZuey59v-_3BeDPV1TuW7biUO8
 
(5) Parole extraite du compte Twitter de Donald J. TRUMP le 13 septembre 2019
 
(6) LAYDEN, Jennifer E., GHINAI, Isaac, PRAY, Ian, et al. Pulmonary illness related to e-cigarette use in Illinois and Wisconsin—preliminary report. New England Journal of Medicine, 2019.

(7) Association Française de NORmalisation

(8) Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail

(9) https://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/cigarette-electronique/video-cigarettes-electroniques-pas-de-probleme-sanitaire-en-france-affirmel-anses_3628277.html

(10) Institut National de Recherche et de Sécurité

(11) Directive Produits du Tabac

(12) "President Trump to propose ban on flavorings used in e-cigarettes". FOX6 News. Associated Press. 11 September 2019.

(13) JUNEAU Martin, M. D., FRCP. Baisse marquée du taux de tabagisme chez les jeunes (contrairement à ce que disent les manchettes), https://observatoireprevention.org, 2019.

(14) Chromatographie en phase Gaz couplé à un Spectromètre de Masse

(15) Chromatographie Liquide Haute Performance avec Détecteur à barette de diodes

 

 

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